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‘la ora na ! Echos du Pacifique

Parmi les animaux que vous avez eu l’occasion de voir ou de croiser depuis le début de l’expédition, quels sont ceux qui sont les plus inhabituels (du point de vue de quelqu’un qui vit en France) ?

Chloé, 5ème, collège La Boétie près de Bordeaux + John, 5ème, collège Montgolfier à Paris

Et peuvent-ils être dangereux pour l’équipage ? Lorène et Eloïse, 5èmes du collège Jules Ferry près de Versailles

Le Pacifique et les îles sont l’occasion de voir relativement facilement de gros animaux marins, et je crois que tout le monde sera d’accord pour dire que ceux qui nous ont le plus fascinés sont les baleines ! (les requins arrivant juste après …) Ici notamment, où viennent se reproduire les baleines à bosse d’avril à octobre, ce qui permet des observations de maman baleine avec son baleineau !  Complètement magique !

 

Elles repartent par la suite vers l’Antarctique pour s’y nourrir durant l’été  « australe ». Là où c’est assez exceptionnel c’est que pour bon nombre d’entre nous, nous avions eu par le passé l’occasion d’en voir relativement « régulièrement », mais toujours en surface et souvent « de loin »… ; alors que là, la grande nouveauté c’est que nous avons pu les observer « sous » l’eau ! Mais plutôt qu’un long discours, regardez la petite vidéo que j’ai faite il y a quelques jours… c’était incroyable🙂 j’en avais des frissons !

Découvrez les questions des élèves du collège Jacques Prévert dans la suite de l’article !

Quant à la question de la dangerosité de ces animaux (baleines & requins), il faut juste savoir faire preuve de bon sens et ne pas les perturber. Ne pas chercher à les nourrir, les approcher de trop près, ni encore moins les toucher ; surtout quand maman baleineau veille son petit ! Pareillement en apprenant à connaître leur comportement, on ne va pas jouer par exemple a plonger de nuit ou après une grosse pluie au milieu des requins, car c’est là qu’ils chassent ! En respectant ces principes, on se retrouve à faire des rencontres certes parfois impressionnantes, mais fantastiques, et qui restent gravées à jamais:-)

Comment faites-vous quand vous êtes malades ? Les CM1 de l’école élémentaire Les Châtaigniers, près de Nantes + Sana, 4ème au collège Des Toupets près de Cergy-Pontoise

Y a-t-il un médecin à bord ? Maélis, collège de Bourg-sur-Gironde, en Gironde

Pas de médecin à bord en expédition, sauf cas exceptionnel comme lors de la « dérive arctique » où le bateau prisonnier des glaces était coupé de tout durant 1an et demi ! Du coup à nous de veiller les uns sur les autres, suivre les consignes de sécurité à la lettre, et globalement garder un oeil sur ce que chacun fait ! Et ça marche ! Après plusieurs années d’expédition, pas de gros blessés à déclarer, seuls quelques petits bobos, points de suture et autres gastro…🙂 Quand on est malade, on a en premier lieu 2 petites valises rouge de premier secours dans la coursive dans lesquelles chacun peut se servir ; on y trouve doliprane, cachets contre le mal de mer, sparadrap, désinfectant…

Et si ça ne suffit pas, on dispose d’une « dotation médicale » assez conséquente à bord, qui va du pansement aux instruments d’opération en passant par la morphine, bouteilles d’oxygène et autre défibrillateur… bref, on est bien fourni !

Chacun des marins a eu une formation médicale à l’école et ce sera donc à nous d’intervenir directement à bord si on est trop loin des terres.

Dans l’absolu, si on ne peut pas effectuer une évacuation sanitaire (par bateau ou hélicoptère) on doit pouvoir opérer d’une appendicite en urgence si besoin, et ce sera le plus expérimenté à qui incombera la lourde tâche !

Pour se faire on peut heureusement profiter de la télémédecine et ainsi être assisté par téléphone d’un médecin basé à l’hôpital de Purpan à Toulouse qui nous dictera quoi faire… dont notamment, pour commencer, d’une fiche détaillée du « patient » ainsi que de ses « constantes » que nous aurons pris avant d’appeler.

La nourriture est-elle variée ? Hugo, 1ère, lycée François Villon à Paris

Préparez vous des spécialités de Polynésie ? Et comment faites-vous pour vous approvisionner en nourriture et en eau ? Chloé et Coline, collège de Bourg-sur- Gironde, en Gironde + les CM1 de l’école française de New-York + Emma, de l’école primaire St Joseph dans le Finistère

Oh que oui ! « mmmmmmh » (je termine mon crumble poire/chocolat en vous répondant…) C’est vraiment LA chose importante à bord : bien manger ! Surtout en étant parti pour plusieurs mois… C’est le moment où tout le monde se retrouve autour de la table pour partager un moment de convivialité ; alors il se doit d’être réussi !

Sinon cela se ressent directement sur la psychologie des gens et entache l’ambiance… Et il faut dire que sur Tara on est plutôt gâté ! Entre Maud, Marion et Dominique, 3 cuisinières différentes, et à chacune ses spécialités qui émerveillent nos papilles au quotidien (alors qu’aucune n’est cuisinière de profession! -Maud est photographe, Marion biologiste, et Dominique infirmière -). Pourtant ce n’est pas tâche aisée sur un bateau ; car il faut prévoir d’acheter un stock suffisant pour 16 personnes et adapté à la durée du voyage (parfois 5 semaines sans escales), mais sans toutefois qu’il ne commence à périmer.

Ce qui est d’autant moins évident dans les régions chaudes que nous traversons actuellement où tout s’abîme vite… Que mangeons-nous ? De tout, comme chez vous à la maison ! Des produits frais, des graines, conserves ou surgelés ; et « oui » bien entendu des produits locaux que nous trouvons à mesure des escales (Maud nous a encore fait, pas plus tard qu’hier, un poisson cru à la tahitienne !).

Nous faisons l’approvisionnement en nourriture nécessaire aux escales pour tenir la durée de navigation jusqu’à la prochaine ; cela pouvant aller de quelques jours à plusieurs semaines parfois ! Dans certains cas exceptionnels comme lors de notre tour de l’Arctique en 2013, nous avions certaines denrées en quantité suffisante pour tenir les 9 mois de notre périple dans le grand nord, de peur de ne pas trouver de quoi nous ravitailler dans les lieux les plus reculés…

Après il n’y a plus qu’à trouver la place à bord pour tout stocker ! Du coup la cuisinière va surtout privilégier les produits « frais » les 2 premières semaines, car après tout commence a s’abîmer… il n’y a guère que les choux,

pommes et oranges qui peuvent tenir sans soucis un bon mois ! Quant à la problématique de l’eau, nous partons des escales généralement en ayant fait le plein d’eau potable de la cuve (6000 litres) mais à 16 personnes, la réserve se vide vite entre douche, vaisselle, boisson, et rinçage pour la science ! Fort heureusement, nous avons un équipement à bord appelé « osmoseur » qui permet de dessaler l’eau de mer pour en faire de l’eau potable. Ainsi quelque soit le lieu du monde et la durée du voyage, nous ne manquons jamais d’eau (tant que cela fonctionne bien sûr !).

Mais pour autant nous essayons de l’économiser sans laisser couler l’eau à flot sous les douches ou lors de la vaisselle…

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