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Sébastien DEBIERRE, RENCONTRE AVEC UN AVENTURIER DES MERS

Vendredi 16 Mars, des élèves de 6ème Virgile et 6ème Esope ont eu la chance de s’entretenir avec le navigateur Sébastien Debierre.

Ce dernier est venu leur présenter la course intitulée « La Longue Route », tour du monde en solitaire et sans escale à laquelle il va participer.

Les élèves ont pu lui poser de nombreuses questions :

  • Pourquoi participer à cette course ?

Ce périple est un hommage à la course organisée en 19681, course gagnée par Robin Knox-Johnston. Ce fut le seul à terminer la course avec Bernard Moitessier, célèbre navigateur français.

  • Qu’est ce qui vous a donné envie de naviguer ?

Mon père m’a mis tout petit sur un bateau en Bretagne. Depuis, je n’ai jamais cessé de naviguer.

  • Sur quel type de bateau allez vous partir ?

C’est un trimaran2 que j’ai construit en 2009 dans un hangar sur les bords de Loire.

  • Pourquoi avez-vous baptisé votre navire « Sucre de Pastèque » ?

Le trimaran « Sucre de Pastèque »

Tous mes bateaux portent un nom tiré d’un roman de Richard Brautigan.

  • Est-ce qu’il y a un âge limite pour naviguer ?

Non, tant que je serai en bonne forme physique, je continuerai.

  • Combien de temps comptez vous mettre pour faire votre tour du monde ?

Entre 150 et 200 jours.

  • Quelle route allez-vous emprunter ?

Je vais longer l’Afrique, passer le cap de Bonne espérance, me diriger vers l’Australie, passer le cap Leeuwin, puis le Cap Horn.

  • Qu’allez vous emporter sur le bateau ?

De la nourriture (conserves et plats lyophilisés), de l’eau en bouteille, mais je compte aussi récupérer de l’eau de pluie.

  • Aurez-vous du temps libre sur le bateau ?

Oui, je compte en profiter pour lire (j’emporte une tablette pour ne pas m’encombrer).

  • Est-ce que vous avez peur ?

Non.

  • La solitude vous fait-elle peur ?

Non, pas du tout, j’aime être seul.

  • Quand allez-vous partir ?

Entre le 1er et le 30 septembre, j’attends une bonne fenêtre météo.

  • D’où allez-vous partir ?

Je souhaite partir de Ouessant, en Bretagne.

  • Quelle est la vitesse du bateau ?

Le mien est assez rapide, entre 8 et 15 nœuds3.

  • Utiliserez vous un sextant pour cette course ?

Non, mais j’en ai toujours un à bord.

  • Comment allez-vous communiquer ?

J’utiliserai un téléphone satellite, je donnerai ma position tous les jours.

  • En quel matériau le bateau est-il fait ? Est-ce que cela a été difficile de le construire ? Combien de temps avez-vous mis ?

Ce bateau est construit en contre-plaqué epoxy, fibre de verre et résine.

C’est mon troisième bateau donc j’avais un peu l’habitude, j’ai fait faire les plans par un architecte naval. J’ai mis un an à le construire, à temps plein.

  • Comment faites-vous s’il n’y a pas de vent ?

J’attends.

  • Si le bateau a une avarie, que se passe-t-il ?

Certaines peuvent être réparées à bord, sinon je peux jeter l’ancre près d’une côte sans mettre pied à terre et réparer plus tranquillement.

En cas de gros problèmes, je déclencherai une balise de détresse qui enverra un signal aux sauveteurs les plus proches.

  • Quels sont vos explorateurs préférés ?

Il y en a deux : Bernard Moitessier et Raymond Rallier du Baty.

 

  • Quels sont les principaux dangers dans l’océan ?

Ce sont les OFNI (objets flottants non identifiés) comme par exemple les containers tombés des cargos.

  • Avez-vous vu des mammifères marins ?

Oui, des baleines et des dauphins.

1 Conformément à l’esprit de Bernard Moitessier, ce tour du monde n’est pas une course : c’est un pèlerinage, il n’y a pas de règlement, pas de contraintes, pas d’obligations, pas de prix non plus… Juste la récompense ultime d’avoir concrétisé un rêve et de s’être dépassé soi-même. C’est un retour vers les vraies valeurs, les responsabilités humaines personnelles de chaque homme et de chaque marin.Chaque marin est libre de son choix de voilier, d’une longueur inférieure à 52 pieds (15,80 mètres environ), apte à la navigation hauturière. Chacun est libre de communiquer comme il l’entend, d’arborer les couleurs des partenaires, mécènes ou sponsors qu’il peut trouver, et d’assurer la promotion de son aventure par tous les moyens à sa disposition. A lui de juger si, ce faisant, il respecte l’idée de Bernard Moitessier ou pas… En fonction de son voilier et de son équipement, chacun également est libre de son jour de départ entre le 18 juin et le 30 septembre 2018, d’un port au nord du 45° Nord de la côte européenne, ou du 41° Nord de la côte Est américaine, retour au même endroit sauf impondérables.
2Trimaran = bateau à trois coques : 2 flotteurs situés de part et d’autre d’une coque centrale plus volumineuse.
3Nœud = unité de mesure de la vitesse utilisée en navigation maritime ; 1 nœud correspond à 1 mille marin/heure soit 1,852 km/h
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En direct de Tara avec Martin Hertau !

Lundi 5 décembre nous avons été en liaison avec Martin Hertau, le capitaine du bateau qui vient de rejoindre l’expédition.

Nous avons eu la chance de lui poser oralement deux de nos questions.

Beaucoup pensaient que les coraux de la Polynésie française étaient en bon état, mais ils ont découvert que sur 3 atolls, 50 à 60 % d’entre eux étaient malades.

La principale cause de dégradation des coraux est le phénomène El niño (courant marin qui réchauffe l’eau).

L’algue coralline est la source de nutriments des coraux, lorsque l’eau se réchauffe, cette algue se sépare des coraux et le corail ne peut plus se nourrir, on ne voit plus que son squelette calcaire.

Martin Hertau nous a dit que les coraux les plus dangereux étaient les coraux de feu (ils sont très coupants).

En ce qui concerne la vie à bord, nous nous sommes demandé comment se passait la logistique. Martin nous a répondu que les marins du bord se répartissaient les tâches ménagères ; tout était écrit sur un tableau en début de semaine.

Sinon, la vie s’organise autour de tous les scientifiques internationaux, d’ailleurs le français et l’anglais sont parlés à bord.

Côté navigation, il arrive parfois qu’il y ait de grosses tempêtes mais le bateau est solide. Il faut préciser que la goélette a été conçue pour les missions polaires pendant lesquelles les conditions à bord étaient parfois difficiles. La coque est en aluminium et est capable de résister aux glaces..

Alors dans le pacifique, tout va bien !!

De plus, la goélette est très bien isolée, ce qui permet aux navigateurs d’avoir un peu moins chaud à l’intérieur du bateau car il fait en ce moment 45°C dehors.

A la question « Où serez-vous au moment de Noël ? »

Le capitaine nous a répondu : « Peut-être en escale à Futuna ou en mer. »

Cela fait quand même rêver !!!!

Pour comprendre le blanchissement des coraux :

 

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‘la ora na ! Echos du Pacifique

Parmi les animaux que vous avez eu l’occasion de voir ou de croiser depuis le début de l’expédition, quels sont ceux qui sont les plus inhabituels (du point de vue de quelqu’un qui vit en France) ?

Chloé, 5ème, collège La Boétie près de Bordeaux + John, 5ème, collège Montgolfier à Paris

Et peuvent-ils être dangereux pour l’équipage ? Lorène et Eloïse, 5èmes du collège Jules Ferry près de Versailles

Le Pacifique et les îles sont l’occasion de voir relativement facilement de gros animaux marins, et je crois que tout le monde sera d’accord pour dire que ceux qui nous ont le plus fascinés sont les baleines ! (les requins arrivant juste après …) Ici notamment, où viennent se reproduire les baleines à bosse d’avril à octobre, ce qui permet des observations de maman baleine avec son baleineau !  Complètement magique !

 

Elles repartent par la suite vers l’Antarctique pour s’y nourrir durant l’été  « australe ». Là où c’est assez exceptionnel c’est que pour bon nombre d’entre nous, nous avions eu par le passé l’occasion d’en voir relativement « régulièrement », mais toujours en surface et souvent « de loin »… ; alors que là, la grande nouveauté c’est que nous avons pu les observer « sous » l’eau ! Mais plutôt qu’un long discours, regardez la petite vidéo que j’ai faite il y a quelques jours… c’était incroyable 🙂 j’en avais des frissons !

Découvrez les questions des élèves du collège Jacques Prévert dans la suite de l’article !

Lire la suite…

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Liaison directe avec un globe trotter, Daniel Cron

Daniel Cron

                                                                    Daniel Cron

 

Mercredi 5 octobre, nous avons eu une liaison vidéo avec Daniel Cron. C’est le chef mécanicien à bord de Tara. Il a 31 ans. Pendant 20 minutes, il s’est présenté.

Il a fait marine marchande ; c’est une école pour apprendre les métiers (mécanicien, officier de pont, capitaine…) sur un bateau.

Ensuite, il a rejoint une équipe de chercheurs au pôle sud sur la base Dumont D’Urville.

img_2109Il a aussi remonté l’Amazone sur un paquebot très beau. Il était chef mécanicien.

Puis il a navigué sur le Bel Espoir, navire qui embarque des personnes qui ont eu des difficultés et des problèmes dans la vie.

Plus tard, il a lu une annonce qui proposait un poste de chef mécanicien sur Tara. Il a postulé et a été embauché à son plus grand bonheur. C’était il y a 7 ans.img_2106

Le rôle de Daniel sur Tara est d’entretenir les éléments vitaux, c’est-à-dire les moteurs pour la propulsion, les groupes électrogènes pour la production d’énergie, l’osmoseur pour faire de l’eau douce (boire, cuisiner, se laver) et le treuil océanographique pour la mise à l’eau d’appareils de mesures scientifiques telle la rosette.

Il aide aussi à la manœuvre sur le pont du bateau et effectue les quarts la nuit.

C’était un entretien très intéressant.

Mercredi 19/10, nous aurons un nouvel entretien avec un autre membre d’équipage.

 

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Sur les traces de Tara … dans le Pacifique

Bonjour à tous,

Nous souhaitons vous présenter notre club Tara.

Tara est une goélette (voilier à 2 mâts), sur laquelle des scientifiques étudient et essaient de comprendre l’impact des changements climatiques sur nos océans.

Le Tara Pacific a largué les amarres le 28 mai 2016 de Lorient en Bretagne.

Cette expédition se déroule sur 2 ans et demi. Les scientifiques qui sont à bord étudient les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité sous-marine (blanchissement des coraux) dans l’océan Pacifique.

Tous les quinze jours, nous aurons la chance de rencontrer un membre de l’équipage de Tara.

Première rencontre le mercredi 5 octobre avec Daniel Cron qui est le chef mécanicien et qui va rejoindre la goélette cette semaine. Nous sommes très pressés de lui poser toutes nos questions.

Les Taranautes de Bourg

(Maud Bestchart, Maud Lecomte, Cloé Grondin, Coline Guilmard, Maëlis Cardin, Gwendal Damiens; Kyllian Adnot; Andy Puiroux; Enzo Cabarouy et Theo Domengie)

Vous pouvez suivre l’expédition Tara sur son site web !