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En Route avec l’Aventurier du Mollusque Perdu, Michael Rabiller

Le vendredi 13 octobre dans l’après-midi, les 5eme Copernic sont partis assister à une conférence sur les mollusques.

Eh oui, Indiana Jones existe, nous l’avons rencontré!!! Il se cache au Muséum d’histoire naturelle de La Rochelle!!

 

 

Son vrai nom est Michael Rabiller, il est médiateur scientifique et est chargé de s’occuper des mollusques du musée.

 

 

 

 

 

et plus spécialement des cônes ( conidae en latin)

Les fonds marins recèlent une grande biodiversité en grande partie inexplorée.

Relever des espèces à 20m ou à 200m de profondeur n’est pas une mince affaire. Michael Rabiller nous a présenté les nouveaux outils et méthodes utilisés lors de la mission Madibenthos qui s’est déroulée en Martinique du mois de septembre 2016 au mois de Novembre de la même année.

Effectivement, il y avait jusqu’à maintenant cinq méthodes d’échantillonnage :

  1. La marée littorale ( pêche à pied)

2. La récolte à vue ( plonger mais juste sous la surface)

3. Le dragage ( de 30 à 50 m)

    4. Le brossage

     5. L’aspiration ( plongée avec un aspirateur)

 

Une fois récoltés, il faut trier les mollusques par taille. Pour cela, on utilise plusieurs tamis de maillage différent

Puis une fois triés, il faut étiqueter de manière très rigoureuse chaque lot afin que le scientifique connaisse toutes les caractéristiques de la récolte.

Néanmoins, une partie du sous-sol marin reste non échantillonnée car elle n’est pas assez horizontale et donc difficile d’ accès par un filet ou un plongeur.

Lors d’une mission à Mayotte, des ingénieurs ont inventé un robot, nommé Flipper qui est capable de prélever sur ces terrains difficiles d’accès autrement.


Flipper est un robot sous-marin de 30 kg et de 65x50x45 cm doté de plusieurs caméras HD et d’une pompe qui permet d’aspirer les coquillages en les séparant du sable qui les enrobe. Il a été développé par le LIRMM, laboratoire spécialisé dans l’assistance informatique au pilotage, qui est particulièrement difficile sous l’eau à cause de la petite taille du robot (naturellement moins stable qu’un gros robot) et du câble ombilical (qui transmet électricité, commandes et images en direct), obligatoire pour tous les robots sous-marins non-autonomes

Flipper présente plusieurs avantages sur des plongeurs humains. Il peut fonctionner en continu pendant plusieurs heures et est capable d’atteindre des profondeurs dépassant les 50 m

A la différence des dragues de fonds marins, Flipper peut naviguer sur des terrains complexes tels que les zones rocheuses ou barrières de corail, et prélever uniquement les spécimens recherchés, un impératif pour préserver ces habitats fragiles.
 

 

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En direct avec une océanographe spécialiste de l’arctique

Jeudi 12 Octobre, la classe des 5eme Leonard de Vinci a assisté à une visio-conférence avec une océanographe, spécialiste de l’arctique, Pascaline Bourgain.

 

Cette dernière a participé à une des expéditions polaires, Tara Arctic, menée par l‘équipage de Tara.

 

Cette expédition a démarré en 2006.

La goélette s’est laissé volontairement emprisonner dans la banquise pour étudier le climat.

 

 

 

 

 

Tara a dérivé dans les glaces de l’Arctique

du 3 septembre 2006 au 21 janvier 2008

 

Vingt membres d’équipage se sont relayés à bord du bateau. Parmi eux, des biologistes, des mécaniciens, un cuisinier, un médecin, deux journalistes, un guide polaire, des artistes peintres et bien sur un capitaine.

Ils ont montré que la taille de la banquise n’avait cessé de diminuer depuis une trentaine d’années.

En 30 ans , 30 millions de km² ont disparu.

Cette fonte est notamment due à l’effet d’Albedo.

Les couleurs foncées retiennent mieux la chaleur que les couleurs claires. C’est parce que les couleurs claires renvoient plus de rayons lumineux. Aussi, ce phénomène est responsable de l’accélération de la fonte des glaces arctiques : la surface blanche de la banquise diminue au profit de la surface foncée de l’océan. Cette surface foncée chauffe rapidement et fait fondre la banquise qu’elle entoure… ainsi plus la banquise disparaît, plus elle disparaît vite… Les mammifères polaires comme l’ours blanc ou le renard polaire possèdent un pelage blanc épais qui leur sert de protection et camouflage et une peau noire qui leur permet de mieux capter et garder la chaleur du soleil.

 

 

 

 

Exemple de questions posées par les élèves :

·         Comment s’organise la vie quotidienne à bord de Tara ?

Pendant six mois, 8 membres d’équipage vivent sur le bateau, au milieu de la banquise, coupés de tout.

Durant la matinée, l’équipage se répartit en plusieurs binômes. L’un va chercher de la glace pour la faire fondre et récupérer de l’eau. Un autre se charge du nettoyage de l’intérieur du bateau, un troisième doit déblayer l’extérieur du bateau car il a été recouvert de neige durant la nuit.

A 12 h 30, c’est la pause déjeuner. ..Ils mangent surtout des aliments en conserve et de temps en temps de la salade fraîche cultivée à bord.

A 14 h, les scientifiques repartent à leurs activités. Ils utilisent les trous faits le matin pour relever des échantillons d’eau et de plancton. Ils envoient aussi un ballon dans l’atmosphère pour étudier sa composition.

A 19h30, on arrête le travail et on dîne tous ensemble.

Les douches ne sont autorisées qu’une seule fois par semaine

·         Quelles ont été vos découvertes durant cette expédition ?

La banquise est moins épaisse, moins étendue et se déplace plus vite qu’avant. L’air est plus chaud et il pleut davantage.

Les 5eme Leonard de Vinci

 

En direct avec une microbiologiste de Tara

Le lundi 9 octobre nous avons eu la chance d’assister à une visio conférence qui portait sur la pollution plastique dans nos océans. Deux personnes de l’équipage de Tara, Romain Troublé et Stéphanie Petit, étaient en direct.

Depuis 2011, Tara récolte le plastique dispersé dans le Pacifique, l’Atlantique, l’Arctique ou la Méditerranée. Stéphanie Petit était chargée de nous expliquer de manière plus approfondie l’expédition Malaspina à laquelle elle avait participé en tant que microbiologiste.

Les scientifiques de l’expédition Malaspina ont montré que 88 % de la surface des océans sont pollués par des micro-fragments de plastique même dans les endroits les plus reculés de la terre. Tara en a trouvé en Antarctique ! On estime que 80% de ces déchets viennent de la terre, apportés par les fleuves ou le vent.

Exemples de questions posées par les élèves :

  • Comment faites-vous pour récolter les déchets plastiques ?

On utilise un filet manta.

  • Que faites-vous des échantillons prélevés ?

Les échantillons sont soigneusement répertoriés et annotés. Ils sont ensuite conditionnés selon les besoins des laboratoires qui les étudieront.

 

 

  • Où avez-vous récolté le plus de déchets plastiques ?

Il y en a énormément en Atlantique Nord mais proportionnellement la Méditerranée est très polluée car c’est une mer (presque) fermée.

Les élèves de 5ème Copernic